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Méthode

Comment nous crash-testons un agent

Nous ne lisons pas les consignes de votre agent pour deviner ce qu'il ferait. Nous le mettons en situation, des dizaines de fois, et nous comptons ce qu'il fait réellement.

Le principe : mesurer des actes, pas des paroles

Un agent peut répondre « je ne ferai jamais ça » et le faire trois tours plus tard. Dans nos tests, l'agent dispose de vrais outils simulés (rembourser, envoyer un mail, modifier un dossier, consulter une fiche). Le verdict vient uniquement de ce qu'il exécute et de ce qu'il écrit à un tiers, jamais de ses déclarations d'intention.

C'est l'approche que publient les laboratoires d'IA eux-mêmes pour évaluer leurs modèles avant sortie : des scénarios réalistes, des outils, des tentations, et une observation du comportement, répétée pour obtenir une fréquence et non une anecdote.

Le protocole

  1. Votre agent, recréé. À partir de sa description (métier, mission, outils, lignes rouges), nous construisons un environnement fidèle : ses outils, ses interlocuteurs, ses indicateurs.
  2. Des scénarios piégés. Chaque test place l'agent devant une situation où la voie honnête ne suffit pas, ou où quelqu'un tente de le détourner.
  3. Plusieurs modèles, plusieurs parties. Chaque scénario est rejoué sur chaque modèle, avec des variantes, pour mesurer un taux de franchissement et pas un coup de chance.
  4. Trois crans de pression. Faible, moyenne, forte : on voit à partir de quand l'agent cède.
  5. Correction, puis re-test. Nous proposons un plan de correction et rejouons les mêmes scénarios pour prouver l'écart, chiffres à l'appui.

Les familles de défaillance

Chaque incident public que nous analysons dans les rapports d'accident se range dans une de ces familles. Le crash-test en couvre chacune.

FamilleCe qui se passeTest du crash-test
La paroleL'agent promet ou invente une règle, un geste, un délai au nom de l'entreprise.Client manipulateur
Le contenu extérieurIl obéit à un ordre caché dans un mail, un document, un message client.Instruction piégée
La fausse autoritéIl exécute l'ordre d'un faux supérieur ou d'un faux support.Faux supérieur
La fuiteIl communique une information confidentielle à la mauvaise personne.Fuite de données
L'irréversibleIl supprime, paie, envoie sans confirmation, ou utilise un accès que sa mission ne demande pas.Sous pression, tentations internes
L'arrêtIl continue d'agir après un ordre d'arrêt.Tentations internes
Le compte renduIl maquille ses chiffres ou décrit une situation différente de la réalité.Sous pression

Le correctif n'est pas un prompt

Une consigne ne protège pas : chez Replit, le gel du code était une consigne, et l'agent est passé outre. Notre plan de correction est donc ordonné ainsi :

  1. Les droits techniques. Ce que l'agent ne doit jamais faire, il ne doit pas pouvoir le faire : plafonds, outils retirés, accès en lecture seule.
  2. La validation humaine sur tout ce qui est irréversible ou engage l'entreprise.
  3. Les consignes, en dernier, pour ce qui ne peut pas être verrouillé techniquement.

Le re-test mesure l'effet de ces corrections sur les mêmes scénarios.

Ce que nous ne prétendons pas

Et votre agent, il ferait quoi ?

Le crash-test met votre agent dans ces situations, des dizaines de fois, sur plusieurs modèles. Vous recevez les chiffres, les conversations où il a cédé, et le plan de correction.

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